* « Une vie sans regrets, c'est comme une pomme sans pépins. » *

Nouvelle fiction sur t.A.T.u (Y)

Intitulée : Contrat D'amour Indéterminé

Si tu veux être prévenu(e) de la suite, rien de plus simple. Ajoute-moi à tes favoris. Ça me fera gagner du temps : )

Laisse ta trace, c'est pas bien compliqué.

Bonne lecture. : )

PS : J'aime bien blablater par commentaires : D

*                « Une vie sans regrets, c'est comme une pomme sans pépins. »               *

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 17:03

Modifié le samedi 03 octobre 2009 10:34

* « Une gare est le plus bel endroit pour des retrouvailles, parce que c'est normalement le lieu des séparations. En se retrouvant dans une gare, on a l'impression de conjurer le mauvais sort. » *

*                    « Une gare est le plus bel endroit pour des retrouvailles, parce que c'est normalement le lieu des séparations. En se retrouvant dans une gare, on a l'impression de conjurer le mauvais sort. »                     *

____ Dans le fond, on l'a toujours su, qu'on s'aimait. On était juste trop têtues et bornées pour se l'avouer. Ou trop peureuses. Ou peut-être trop immatures. En même temps c'était l'âge. Qu'importe on a toujours « joué» à un jeu, certes, excitant mais plutôt dangereux. On s'est fait souffrir, volontairement ou pas. C'est l'adolescence diront, certains. Non, c'est la peur d'affronter. C'est plus simple de « jouer». Si on peut appeler cela un «jeu». C'est léger et innocent.

____ Dans les premiers temps.

____ Ensuite, avec l'âge, ça se complexifie, ça se corse et c'est là que l'on commence à vraiment savoir ce qu'est la souffrance, la vraie. Tomber de déception et remonter de plaisir intense, avec toi. C'était un ballet interminable. Un Contrat d'Amour Indéterminé. C'est vrai, car même le temps n'arrive pas à effacer ce que je ressens. C'était tellement confus à l'époque. Ça l'est même encore aujourd'hui. En « jouant », c'était plus facile même si ça nous faisait souffrir. On pouvait cacher nos sentiments, nos ranc½urs, nos déceptions. Parce que, oui, tu m'as déçue. Mais je t'aime toujours autant si ce n'est plus. Je t'ai sûrement déçue moi aussi. J'ai aussi ma part de responsabilité dans cet échec-là. On en a pourtant traversé des tempêtes, ensemble. On s'est battues contre vents et marées. On est venues, on a vu, on a vaincu. Puis on s'est perdues. Mais pensions-nous aux conséquences de nos actes à cet époque ? En tout cas, pas moi. Je vivais ma liberté, pleinement. Toi aussi, tu semblais t'amuser. Tu vivais au jour le jour.

____ Quand on a commencé à « jouer » toi et moi, on savait pas au-delà de quelles merdes on s'exposait. On a pris notre billet, direction nulle part. On allait nulle part, mais on y allait ensemble. C'était ça l'essentiel, au début. Puis on a commencé à dériver toutes les deux. On se laissait bercer par des illusions, qui me paraissent aujourd'hui bien idiotes. Il faut que jeunesse passe...

____ Jeunesse a passé, mais surement pas l'amour que j'ai à ton égard. Je pense que toutes les deux on avait peur d'affronter le futur et le monde seules, alors on s'est dit qu'accompagnées, on le supporterait mieux. On a partagé beaucoup de choses, peut-être même trop. On s'est sûrement lassées à force de se « pratiquer ». On a trouvé le mode d'emploi de l'une comme de l'autre. Le temps a aussi eu raison de nous. Et en grande partie les gens. On s'est laissées berner comme des bleues. On les a laissé tout nous prendre, sans aucune impunité. On a été trop connes. Ça a été l'erreur fatale. La pire de toutes, parmi les énormités qu'on a pu faire toi et moi, celle la c'était vraiment la plus idiote ! Avec le recul, avoue-le toi aussi. Et puis je vois dans tes yeux, que tu penses pareil. Mets ta fierté de côté. Pour une fois, fais comme moi. Arrête de faire ta grande. Je vois dans tes yeux que tu n'as pas tant grandi que ça. En tout cas, la même flamme brille toujours dans tes yeux en me regardant. On s'est brûlées les ailes, à vouloir trop « jouer » avec le Soleil. On a perdu, et j'espère qu'on a retenu la leçon. On pourrait tout effacer, réessayer, mais toi comme moi on a peur d'être encore déçues. Pourtant je sens que tu as envie d'être dans mes bras, de m'embrasser... Mais tu ne feras pas le premier pas. Et tu sais qu'avec toi je le ferai toujours, par peur de te perdre à nouveau. Tu m'as toujours mené à la baguette. Je dois avouer que tu es magnétique. Je n'arrive pas à décoller mes yeux ne serait-ce qu'une seconde de ton visage. Il est toujours aussi beau. Je me surprend à le détailler, encore plus qu'avant. Avant je cherchais les défauts, maintenant que je les connais. Je préfère m'attarder sur les choses que je n'avais jamais remarqué. Une façon à moi de réapprendre à te connaitre. Tu fais tout pour me déstabiliser. Et ça marche, tu es encore plus subtile qu'avant. Un certain charme arrogant, que je ne cesserai d'aimer. Moi, si je me souviens bien, c'était mon côté désinvolte qui te plaisait. Je me fichais éperdument de ce que pensais les autres et c'est toujours le cas aujourd'hui. Rien que nos retrouvailles me font rire. Une gare. Notre gare. Ne dit-on pas que l'on fini toujours par retourner aux sources ?

____ Si, je suis rentrée dans cette gare, c'est juste parce que je voulais revivre des souvenirs du passé, avec toi. Ressasser mon amour. J'étais assise sur ce banc. J'ai immédiatement senti ta présence, ton regard insistant sur moi. J'ai tourné la tête tu m'as souris, alors j'ai couru vers toi et je t'ai enlacé fortement. Tellement que j'avais peur que tu t'évanouisses à nouveau. J'avais peur que cela ne soit qu'un rêve, une illusion. Tu es rentré dans cette gare pour les mêmes raisons que moi. Certaines choses ne changent pas. On est toujours aussi nostalgiques, encrées dans notre passé.

(8) Do I know you from somewhere?
Why do you leave me wanting more?
Why do all the things I say
Sound like the stupid things I said before? (8)

____ Notre chanson. Des retrouvailles en bonne et due forme, sans les larmes. Ça ferait désordre de pleurer. On est plus fortes que ça, aujourd'hui. Et puis à nous deux, on a du pleurer, l'équivalent du Pacifique. Les années ont passé, on a mûri un minimum, j'espère. Cette séparation nous a fait mal, elle a laissé des séquelles irréversibles, mais elle était nécessaire. On avait besoin de voir le monde par nous même. Ne plus être dépendante l'une à l'autre. Faire nos propres erreurs, expériences, bonnes comme mauvaises. On se manquait; c'était indéniable. Je pensais à toi tous les soirs, espérant que tu fasses de même. Je regardais notre étoile pendant des heures. Elle m'aiguillait dans mes réflexions. Tout comme toi tu le faisais, durant mes périodes de doutes. Et, au fond de moi, je savais qu'un jour je te reverrai.

* Music : Madonna - Skin

# Posté le mardi 28 juillet 2009 15:56

Modifié le samedi 03 octobre 2009 10:33

* « Il y a un but, mais pas de chemin ; ce que nous nommons chemin est hésitation. » *

*            « Il y a un but, mais pas de chemin ; ce que nous nommons chemin est hésitation. »                            *
*
____ En dépit de toutes les crasses que je t'ai fait, tu m'as toujours aimé et soutenu. Et rien que pour ça, je te suis reconnaissante. Tu es la seule qui ne m'a jamais lâché. Tu t'es accrochée à moi. Et puis, tu n'avais pas grand-chose à faire pour que je ne te rejettes pas. Un simple regard suffisait. Il n'y a que dans tes yeux que j'ai vu cela. Je l'ai beaucoup cherché pendant ces années, mais tu es bien la seule. On a aimé se faire souffrir. On se sentait tellement vivante, à se faire du mal. Toi, à jouer la volage. Toi, à me rendre jalouse. Toi, à me faire littéralement perdre pied. Toi, à me faire pleurer. Toi, à me faire rire. Toi, à me faire attendre. Moi, à te faire souffrir. Moi, à te rendre jalouse aussi. Moi, à te faire péter les plombs. Moi, à t'enlacer. Moi, à te faire espérer. Moi, à te faire sourire. On aimait ce petit « jeu » malsain. Qu'est-ce qu'on était joueuses, trop joueuses. J'espère qu'on s'est assagies avec le temps.

- T'as pas changé.
- Toi non plus.
- Toujours aussi invivable ?
- Plus que jamais.
- C'est rassurant tout ça.

____ Tu me titilles à me dire que tu étais toujours invivable. C'est vrai, que tu pouvais être une vraie teigne quand tu t'y mettais. Mais j'étais pareil, voire pire, par moment. On se mentait très bien, à se dire que rien n'avait changé. En réalité, tout, enfin presque tout, avait changé. Et puis la conversation s'enchaine naturellement, comme si on ne s'était jamais quittées. D'une certaine façon, on a recommencer à « jouer». Mais la mise n'était plus la même. Je pouvais sentir, que pour toi, l'enjeu n'était plus le même. Pour moi non plus d'ailleurs. J'aurai bien aimé que se soit toi qui le dise. Mais te connaissant tellement bien, je fais à nouveau le premier pas. Tu sembles apprécier.

____ Les minutes passent toutes seules. C'est fou toutes les choses qu'on a à se dire. Ça me fait du bien, de voir que tu as évolué, et de voir que moi aussi j'ai fait du chemin. On est plus mûres, plus investies et passionnées dans ce qu'on fait. On a trouvé notre voie, par nous-mêmes. Tu vois, que cette séparation nous a été bénéfique. Ensemble, on s'aveuglait. En plus, on vivait sans se soucier du lendemain. Ça a changé. On est plus soucieuses, plus réfléchies. J'aime toujours autant ton petit sourire espiègle. Au moins une chose, que le temps n'a pas effacé. Vu ta façon de de parler, et de bouger, on sent que tu as de l'assurance, encore plus qu'avant. Mais tu sembles plus posée. Moi, je suis toujours une hyperactive, je ne tiens jamais en place. J'ai toujours eu un trop plein d'énergie. Avec les années, j'ai su canaliser cette énergie débordante dans le sport. Je cours. C'est ironique, quand on y pense. Quand je te dit ça, je vois un sourire se dessiner sur tes lèvres, tu ne me crois pas. J'ai toujours couru avec après quelque chose. Quand c'était pas après toi, c'était après autre chose, l'aventure. Mais l'aventure et toi étaient liés. Vous étiez deux choses indissociables. Sans toi, pas d'aventure, et pas d'aventure sans toi.

- T'as du t'ennuyer sans moi, pendant tout ce temps ?
- Si tu savais ... Mais, toi aussi ?
- Encore plus que tu ne l'imagines ...
- Bon à savoir.
- Que j'ai pensé à toi ?
- Nan ! Que tu te sois ennuyée de moi plus que je ne m'ennuyais de toi, pendant tout ce temps...
- Tu veux dire, que je tiens encore à toi ?
- Ouais, c'est flatteur.
- Nan, c'est la vérité.
- C'est d'autant plus flatteur alors...

____ La vérité. C'est sûrement après ça qu'on courait toute les deux. On ne l'a pas encore trouvé. Mais l'a trouvera-t-on un jour ? On a passe un petit moment à se regarder. C'est presque gênant. Mais toujours aussi agréable. Je ne pensais pas revoir du désir dans tes yeux. Mais faut avouer que j'étais toujours aussi canon. Mais si j'étais canon, toi tu étais une vraie bombe à retardement. Les regards des passants se posent souvent sur nous. Faut avouer qu'on a pas l'air très fines à rire aux éclats, en pleine gare. On a vraiment honte de rien.

____ On a délaissé la gare, pour mon appartement. Quand j'ouvre la porte, tes yeux sont agars, prêts à découvrir mon havre de vie. Je jette les clés sur le meuble de l'entrée et je te laisse le champs libre. Tu découvres un nouvel univers. Tu te fais toute petite, ça me fait rire.

- T'inquiètes pas, Assieds-toi. Mon canapé est végétarien !
- T'as vraiment rien perdu de ton sens de l'humour, toi.
- Sur ce point là, je suis toujours la même.
- Et, sur qu'elle point tu es toujours la même ?

____Ça y est. Tu as lâché la bombe, débuté les hostilités. Sur quel point j'ai changé ? Je ne sais pas trop. Rien qu'à voir mon appartement, tu sais que j'avais changé. Plus ordonnée, ou plutôt, moins désordre. Tu sais que j'allais mettre du temps à répondre alors, tu me laisses dans mes pensées, et tu te retournes vers les photos accrochées sur le mur. Tu as vu un nouveau pan de ma vie. Tu souris de temps à autre. Parfois un visage mitigé, parfois même outré. Ta question me déstabilise. Je ne pensais pas, qu'elle viendrait si vite et si abruptement. Toujours aussi brute de décoffrage. Je me suis avancée vers toi et j'ai posé mon souffle dans ton cou, alors tu t'es retournée. Tu m'as regardé dans les yeux, et je t'ai prise dans mes bras.

- Mes sentiments sont toujours les mêmes pour toi.
- Bon à savoir.

____ Tu me fais languir. Et t'adore ça. Ça me fait exactement le même effet qu'auparavant, presque plus fort même. Cet aveu doit te détendre, tu t'es assise sur le canapé. Je vais dans la cuisine et je ramène deux verres, et notre eau bénite, notre vodka préférée. Tu souris à la vue de la bouteille. Je te sers un verre. On trinque à nos « retrouvailles inattendue mais tant espérée », comme tu le dit, et tu me regardes dans les yeux. Ton regard en dit long. Je sens ce petit pouvoir pousser en moi. Je sais ce que tu as derrière la tête, mais il faut du temps. On allait pas gâcher ces retrouvailles.

# Posté le mercredi 29 juillet 2009 16:31

Modifié le samedi 03 octobre 2009 10:34

* « En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de la sincérité. » *

*                                                         « En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de la sincérité. »                           *
*
- Et tu pensais à moi souvent ?
- Tous les jours. Mais plus souvent le soir, quand je rentrais.
- Surtout le soir. Si y a pas du sous entendu là-dessous. Arrêtes avec ton rentre dedans, Lena
- Arrêtes ton char Yulia. C'est juste que, ta présence après une dure journée me réconfortait, je savais que si j'avais passé une bonne ou mauvaise, si j'étais de bonne ou mauvaise humeur, t'allais me prendre dans tes bras. Et ça, ça me réconforte toujours.
- Bon à savoir.

____ A dire vrai, je pensais souvent à toi le soir, aussi. Parce que j'étais seule. Et qu'il n'y avait que ton visage pour me remonter le moral. Quand je repensais à toutes les galères qu'on a vécu, ensemble. Mon c½ur s'emplissait de joie, réchauffait la pièce, et mon c½ur par la même occasion. Et puis après une bonne heure à penser aux jolies galères, je passais aux embrouilles merdiques... Le nombre incalculable de fois où toi et moi, on a claqué la porte d'entrée de notre appartement. Les crises de jalouses, et les scandales qu'on se faisait. Les pleurs et les paroles blessantes. Les affaires qui volent, les cris stridents. Que du bonheur... En même temps le bonheur ce n'est pas fait pour durer, et ce n'est pas continu. Le bonheur, du moins avec toi, c'était des petits instants à la volée, dans l'intimité de nos deux personnalités. Les autres gâchaient un peu notre bonheur, non ? Ils nous ont influencés, pourtant on avait la tête dure. Mais qui résiste à un lavage de cerveau ? On a vraiment été trop connes, je le répète. Mais, on est grandes, maintenant. On ne va pas refaire deux fois les mêmes conneries.

____ On se regarde dans le blanc des yeux, comme avant. On se défi du regard... Je sens une pointe de remord dans notre échange. C'est vrai qu'on avait une quantité de raison de s'en vouloir à l'une et à l'autre. Tu poses ta main sur ma cuisse, après avoir descendu, d'une traite, ton verre de vodka. Elle te donne du courage. En tout cas, ce contact m'électrise, encore plus que je ne le suis. Tu as toujours eu ce magnétisme sur moi. Ça en devient presque ridicule, d'être autant aux pieds de quelqu'un. Personne ne t'arrivera jamais à la cheville, dans mon c½ur. On fini la bouteille, pour ne pas bousculer nos anciennes habitudes. Ma tête tourne. Faut dire j'ai perdu l'habitude de boire, aussi vite. Et surtout, de boire avec toi. C'est planant, et ça me fait vraiment du bien de te revoir. Libération. Je me demande comment j'ai fait pour vivre sans toi pendant ces 5 années. J'avais toujours un vide. Je tentais vainement de me convaincre, que tu n'en n'étais pas la cause. Mais c'était bien toi... Ce vide que j'avais dans le creux des reins. Cet indéniable manque de toi.

____ Tu commences à déballer, tous les vieux souvenirs de notre enfance. Ça me fait sourire de repenser à toutes ces conneries qu'on avait fait ensemble. Tout était tellement plus simple à l'époque. On était vraiment inséparables, quand même. J'aimerai bien y retourner, le temps où l'on se souciait encore moins des gens, des stéréotypes et des normes. On a toujours vécu pour nous. C'est peut-être égoïste, mais c'est la seule alternative qu'on a trouvé pour avoir accès à notre bonheur. Pendant un temps...

____ Tu es dans un état. Enfin, je ne suis pas mieux. On réussi avec difficulté à traîner nos jeunes carcasses de débauchées dans ma chambre. On rit à en pleurer, tellement qu'on tombe juste devant mon lit. On s'allonge et on se met à contempler le plafond. On reste silencieuses pendant un long moment. Un silence lourd. Ça fait du bien du silence, surtout en ta compagnie. Le silence est plus appréciables avec toi. On le prend à sa juste valeur. Puis tu te tournes vers moi. Ta tête délicatement posée sur ta main. Tu me regardes avec insistance. Que veux-tu voir ? Ton regard insiste, encore et toujours. Tentant de me mettre à nue. A force de persévérance tu m'aura. Et puis tu reprends ton interrogatoire.

- Y'a beaucoup de gens qui dorment ou ont dormi dans ce lit ?
- Pas autant que toi, je présume.
- Oh, pourtant c'était toi la collectionneuse !
- Mais bien sûr ! Et toi t'étais quoi alors ?
- Moi j'étais l'ange, j'le suis toujours d'ailleurs.
- Genre ! Arrêtes, toute à l'heure, ca va être toi la victime ! (rires)
- Parfaitement ! (rires)

____ C'était vraiment plus fort que toi, faut croire. Tu es jalouse. Jalouse et soucieuse. J'ai l'habitude de ses questions en rafale. Tu n'as pas changé sur ce point là. Je sais les affronter avec humour et détachement. C'est sûrement ce qui t'irrites le plus. Mais si je restais sérieuse, ça partait en sucette et tu partais en claquant violemment la porte. Je n'ai rien perdu de mon caractère. Toi, non plus. Tu as surement, certaines pulsions perverses qui te poussent à vouloir me mettre à bout. Sale garce. Mais je rentre toujours dans ton jeu. Je cours même. Tu m'as toujours fait courir. Au sens littéral, comme au sens figuré.

- C'est quoi tes sentiments envers moi ?
- Les mêmes que les tiens. A moins que t'es changé d'avis en moins de 3 heures ! (rires)
- Tu sais très bien que je suis pas du genre à « change my mind » !
- Oh oui, j'le sais.

____ On « joue», mais différemment . Ça semble moins puéril. Plus adulte. Je sens dans ton regard de l'espoir. Et une flamme brûlante. Tu glisses ta main dans la mienne. Toujours aussi froide. J'aime toujours autant. Un frisson me parcourt. Tu le sens aussi et tu souris. Tu sais que, décidément je ne cesserai jamais de t'aimer...

# Posté le mardi 04 août 2009 12:53

Modifié le samedi 03 octobre 2009 10:32

* « Hésiter, c'est déjà prendre une décision. » *

      *                                « Hésiter, c'est déjà prendre une décision. »                               *

*
- A quoi on «  joue » encore, Lena ?
- A nous, on «  joue » à nous Yulia.

____ Le pire, c'est que tu as totalement raison. On « jouait » à nous. Un jeu qui s'était instaurée au fil des années qu'on avait passé ensemble. On se plaisait, on se plait et on se plaira toujours dans ce « jeu ».  Mais c'est un jeu masochiste. On s'aime à s'en faire souffrir...

- Qu'est-ce qu'on fait là, exactement ?
- On se retrouve.
- Mais pour le bien cette fois ?
- Bien sûr, quelle question !

____ Toi aussi, tu penses qu'on s'était assez faites souffrir. Qu'on méritait à notre bonheur, ensemble. On avait changée, sans vraiment changer. Parce que personne ne sait, même pas nous. Qui nous dit, qu'on ne retourne pas à nos vieilles et mauvaises habitudes. Tu vois, dans mes yeux que je ne veux plus revive ça. D'ailleurs que de nous de deux a commencé à « jouer » ? C'est tellement loin tout ça, que je n'arrive plus à m'en souvenir. Ça craint, non ? Et puis, non. Vaut mieux oublier ces choses-là. Repartir sur de bonnes et de nouvelles bases. Mais on repartait où, en réalité ? Je savais même pas l'état de ta vie amoureuse. Tu entretiens toujours autant le mystère. Et cela m'attirait toujours autant. En réalité on a jamais vraiment « jouer ». Enfin ce n'était pas le mot approprié. On va dire qu'on s'est aimées, qu'on s'aime et qu'on s'aimera toujours à notre manière.

____ Je sens la fatigue me gagner. Il doit être aux environs de 2 heure et demi du matin. On regarde dans le vague. On est nostalgiques. On se remémore intérieurement nos bons et/ou mauvais souvenirs. A quoi tu penses ? Dans le fond, je n'ai jamais su à quoi tu pensais. Ça m'insupporte et en même temps ça me rassure de ne pas savoir.

- T'es toujours aussi belle quand tu t'endors Yulia.
- Merci. T'es pas mal non plus !
- Juste pas mal ?
- Nan plus que pas mal !
- Comment ?
- Quand je t'ai vu à la gare, j'me suis dis : « Putain, elle est à tomber » !
- J'te comprend.
- Toujours aussi modeste, à ce que je vois.
- Toujours, encore plus maintenant.

____ Ça y est. Je l'ai dit. Tu dois plus te sentir pisser. Tu adores que l'on te dise que tu es belle. En même temps, c'est la stricte vérité. Je te mentirai, si je te disais que tu m'attires pas, ou plus. Parce que c'est totalement l'inverse. Le simple fait d'être à côté de toi, me rend fiévreuse. Je sens mon pouls augmenter, crescendo.

____ Pourtant, avec toutes les saloperies que tu m'as faites, je devrais te repousser. Mais c'est plus fort que moi. Te retrouver m'a vraiment perturbé. Tes yeux bleus-verts m'ont conquis de nouveau, peut-être même, encore plus. Tu me troubles. Au fond de toi, tu sais que je te troubles aussi, mais tu es plus forte que moi sur ce point-là. Tu sais cacher tes émotions. Sourire, quand tu voulais pleurer. Je t'ai toujours admiré pour ça, parce que je n'ai jamais réussi à le faire. Je suis trop sincère. Tu n'en manque pas non plus. Tu es juste plus pudique avec tes sentiments, tu ne t'emballes pas. Tu es plus réaliste. Tu as été mon Yin et mon Yang. Moi, quand j'aime je donne, tout. Trop. Je m'emporte, dis je t'aime à tout va. J'ai fait un long travail intérieur sur ce point-là et je pense avoir évolué. Je pense avoir adopter la technique du « aime moi moins, mais aime moi longtemps ». Enfin aimer moins c'est impossible. Le dire moins souvent ça l'est.

- Tu penses qu'on a grandi ?

____ Ma question te surprends. C'est l'effet escompté. Même après ces années de séparation, je suis toujours aussi imprévisible. Tu te relèves, et tu me fixes dans le yeux. Tu dois te demander pourquoi je pose cette question de but en blanc. Je ne le sais pas moi-même. C'est sorti. Un silence pesant, se forme. Je vois ta bouche s'ouvrir, mais n'arrivant pas à articuler un seul mot.

- Oui, j'le pense. Faut juste qu'on sache sur quoi on a changé.

____ Ta réponse me convainc. C'est ce que j'attends. Et puis cette réponse inclue, que l'on « joue » encore un peu. Que l'on cherche certaines réponses, ensemble. J'aime bien ce nouveau « jeu». Avant on cherchait des questions, maintenant on passe aux réponses. J'espère que cela nous réussira mieux. Je ne veux pas me faire détruire à nouveau. Et je ne veux pas te faire souffrir à nouveau. On a passé l'âge. Et puis pour ma part, mon c½ur ne tiendra un deuxième choc aussi violent. Tu es plus forte que moi, tu as toujours été, et tu le sera toujours. Tu es mon défi, en somme.

____ Je suis réveillée par les infimes rayons de soleil qui traversait la fenêtre. Un moue boudeuse. Je déteste les matins. Mais quand je tourne la tête et que je te vois, je souris. Tu n'as pas filé pendant la nuit. C'était ma plus grande appréhension : Devoir être déçue encore une fois. Une preuve que tu as changé.

____ Je me rapproche doucement de toi. Mes mains effleurent tes hanches, puis se posent. Tu gigotes. Petit sourire en coin. J'aime beaucoup ça. Ça me fait bizarre de me réveiller à tes côtes. Comment ai-je fais pour dormir seule ? Enfin, sans toi ? Tu ouvres doucement tes yeux et te retournes vers moi. Mes mains se décollent lentement de tes hanches. Je me recule et on se sourit. J'adore te voir rire. J'adore regarder tes petites tâches de rousseurs sur ta frimousse. Je voudrais bien voulu arrêter le temps, pour une ou deux petites décennie au moins... Mais la vie nous ramène toujours, à la triste réalité.

- Bien dormi ?
- Avec toi, toujours, Yulia
- J'te comprends.

____ J'aime toujours faire la fausse modeste. J'aime paraitre forte. Toi, tu l'es vraiment. Tu n'es pas vraiment étonnée par ma réaction. Je vois même dans tes yeux de la satisfaction. Tu es contente que je n'ai pas changé sur ce point là. Pourtant je sais que j'aurai dû changer sur ce point là. A quoi ça sert de jouer les dures, quand on en est pas vraiment une ? A pas grand-chose si ce n'est qu'à « jouer ». On tentait par tous les moyens de s'en mettre plein la vue, quitte à ce qu'on se fasse mal. C'était ça. Mais maintenant l'enjeu a changé. On sait ce que l'on vaut l'une et l'autre. On connait nos faiblesses : Nous même, et nos sentiments.

# Posté le mercredi 12 août 2009 17:58

Modifié le samedi 03 octobre 2009 10:32

* « On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts. » *

*                « On pleure parfois les illusions avec autant de tristesse que les morts. »                            *


____ Tu te lèves, les cheveux encore tout décoiffés. Tu es vraiment belle, à la timide lumière qui éclaire la chambre. Je l'avais presque oublié. J'ai toujours voulu le meilleur pour toi, et aussi le meilleur de toi. J'ai toujours placé la barre un peu trop haute entre nous. Je le regrette un peu. Mais aujourd'hui je ne le ferai plus. Laissons les méandres de la vie, nous emporter là où ils veulent.

____ Je me lève à mon tour. J'arrive dans le salon, puis me dirige vers la cuisine. Tu cuisines. En voilà, une nouveauté. Tu as changé sur ce point-là. Reste à voir la qualité de ta cuisine. Te connaissant, je sais que ça allait être excellent. Quand tu entreprenais quelque chose, tu excellais toujours. J'ai toujours été assez jalouse ce côté-là chez toi. C'est surement pour ça que je plaçais la barre haute, voire, très haute avec toi. Comme tu ne m'entends pas entrer dans la cuisine, je m'approche de toi, et je te saisis les hanches. Je colle ma bouche sur ta nuque, et y dépose un timide baiser. Puis mon souffle rentre en contact avec ta peau, et je vois un frisson glisser sur ta peau. Moment sensuel. Tu essaies de faire comme si cela ne te faisais rien, mais en réalité c'était tout le contraire. Tu veux juste résister, attendre, me faire languir. Juste pour m'avoir encore. Et tu as raison de me faire attendre. Tu nous fais attendre. Pourtant je sais que tu en meurs d'envie comme moi, si ce n'est même encore plus...

____ On n'aimait pas parler le matin. C'est toujours pareil aujourd'hui. Faut avouer qu'avec le petit déjeuner que tu as préparer, on avait pas vraiment l'envie ni le temps de parler. Mes aprioris ce sont révélés être vraiment, parce que c'était vraiment délicieux. Tu me surprendras toujours, décidément.

____ On part se préparer. On ne sait pas vraiment à quoi on se prépare. Peut-être que l'on ne passera pas la journée ensemble. Tu t'enfuies dans la salle de bain pendant que je m'habille. Quand tu es rentré dans la chambre, et que je t'ai vu, j'étais vraiment heureuse de te voir si belle et si épanouie. Mon expression à du se traduire sur mon visage, a en croire le sourire qui illumine le tien. Tu t'avances vers moi, et tu me prends dans tes bras. Que d'émotion. Ton parfum n'a pas changé. Il m'aurait manqué, sinon. Il y a des choses qui ne doivent pas changer, car cela perturberait un certain équilibre. Ton parfum en faisait partie.

____ On flâne sur les lieux qui ont fait notre passé. Certains me font revivre des moments de bonheur intenses, et d'autres me donnent envie de me jeter d'un pont. C'est fou l'amour. Tu me regardes dans les yeux, voyant ma souffrance émergée. Lentement, mais surement, la tienne émerge aussi. Parfois ça fait du bien de se faire du mal . Là, ce n'est pas le cas. On est en train de se faire violence, pour percer l'abcès. C'est ne pas par plaisir qu'on le fait, mais par obligation. Je veux des nouvelles bases, de solides cette fois. On a jamais aimé la facilité, toi et moi. On aime se compliquer la vie, jusqu'à l'extrême. La complexité de notre relation nous a aidé à oublier notre souffrance pendant un temps...

- Tu dois pas aller bosser ?
- Sympa Lena, à peine on se retrouve que tu veux te débarrasser de moi.
- Mais nan, tu comprends vraiment rien parfois.
- Pourquoi tu dis ça ?
- C'était une façon subtile de te demander si tu bossais.
- T'es tellement subtile que j'ai du mal à te comprendre. Je ne sais pas lire entre les lignes.
- Moi non plus. C'est bien dommage.
- Pour répondre à ta question, oui je bosse. J'suis photographe pour un journal.
- C'est cool ça. T'as toujours eu un talent pour la photo.
- Et toi ?
- Après avoir fini mon école d'art, j'ai fais une exposition, ça a bien marcher. Je vis bien depuis.
- Tu peins toujours ?
- Ça dépend. Ça fait longtemps que j'ai pas peint. C'est horrible je peins presque plus par plaisir.
- Tu peins pour l'argent. Ça gâche tout ton talent, Lena.
- Je sais et toi aussi en prenant des photos pour un stupide journal, tu pourrais tellement plus.
- Pas faux. On se gâche toutes les deux, mais bon, on vit bien quand même.

____ On se gâchait. Ce n'est pas que ne nos emplois respectifs nous ennuyaient, c'est plutôt qu'ils ne nous correspondaient pas. On était pourtant plus ambitieuses avant. Mais, dans la vie on fait pas toujours ce qu'on veut. Faut bien vivre et subvenir à ses besoins. Ensemble, on menait une vie d'artiste. Seules, on vit une vie monotone. Ce n'est pas nous. On voulait et on veut une vie pleine d'action, pleine d 'émotions... On s'éreintait à vivre cette vie bien rangée, qui nous insurge. On est pas malheureuses, mais on a toujours voulu le meilleur toi et moi. On voulait et on veut le beurre, l'argent du beurre, la baratte, et le cul de la crémière. J'espère que le cul de la crémière ne s'immiscera plus entre nous. Il y en a eu un bon paquet de crémières quand même. On était vraiment inconscientes, pas folles, inconscientes. On se plaisait dans notre souffrance. On était masochistes, des vraies masochistes. J'espère que l'on s'est calmées sur ce point-là. Je pense qu'on a passer l'âge de faire ce genre de choses. On est assises sur le banc de note enfance. Le lieu qui nous symbolise le mieux. On y a passer du temps, des journées entière même, sur ce vieux banc déglingué, à se moquer des passants. Des soirées à écouter de la musique, en buvant une ou deux bouteilles de vodka et rentrer le plus discrètement possible chez toi. Chez toi. J'adorais ta chambre, on y a passé d'intenses moments. Certains sont inavouables et inoubliables. D'autres sont joyeux. Et d'autres encore sont d'une tristesse inexplicable.

- Tu penses à quoi ?
- A nous.
- En bien ou en mal ?
- Ça dépend des fois.
- Et là ? C'est la bonne fois ?
- Plutôt oui.
- Raconte !
- Pas en public. C'est trop honteux.
- On est plus à une honte près, tu crois pas, nan ?

____ Tu n'as pas tort, loin de là. Je ne peux imaginer le nombre incalculable de fois où l'on s'est donné en spectacle involontairement ou non toi et moi. C'était le bon temps... Maintenant, on ne le referai plus. Ou alors en moins extrême. On se doit d'être convenable, d'avoir un peu plus de retenue. C'est dommage. La vie nous a fait perdre notre insouciance... Le temps et la distance ne sont pas que positifs pour nous. On regarde les gens défiler, s'afférer, déambuler devant nous, et ça nous fait toujours autant rire. On court tous pour quelque chose. Le plus important n'est pas de savoir où l'on court, mais pourquoi on court. On s'est beaucoup coursé toi et moi, dans le passé. Je crois, que l'on est en train de se (re)trouver.

____ Tu glisses timidement ta main dans la mienne, et ça me fait sourire. Où est-elle passée cette grande confiance ? Je te fais peur subitement ? Pourtant hier soir, je sais que tu mourais d'envie de m'embrasser. Je te ne te le dis même pas, parce que tu sais que j'ai raison alors tu niera, comme toujours. A moins que tu es changé là-dessus ? Je ressers ta main dans la mienne. Tu détournes ton regard vers le mien et me regarde intensément. Lourd silence. Entre nous un silence est toujours de bonne augure. Tous les mots que l'on pourrait utiliser, serait désuets et obsolètes à nos sentiments. C'est surement exagérer mais quand on aime, on accorde d'importance qu'à la personne que l'on aime. Malgré les années passées, mon amour n'a pas cessé. Et ça tu le vois dans mes yeux...

____ Tu détaches soudainement ton regard du mien. C'est vrai que mon regard a changé, il est surement plus dur. Pendant ton absence la vie ne pas épargnez et pourtant j'ai continué d'y croire. Je pense qu'elle n'a pas été facile pour toi non plus. Quand c'était vraiment trop dur, je pensais à toi et mon sourire revenait instamment. Ou je regardais notre étoile. Elle brille tellement, comment ne pas la voir ?

- C'est pas juste, Lena ! Regardes ces gosses, on devrait être comme eux !
- Comment ça comme eux ?
- T'as vu leurs sourires niais scotchés sur leurs lèvres.
- C'est vrai, que ça met la rage. On avait le même sourire niais avant nous aussi. Mais tu verras, quand ils auront notre âge, ils feront la même gueule que nous.
- Tu crois ?
- J'en suis sûre. La vie ne les épargnera pas. Regarde nous !
- Ouais, c'est vrai qu'elle s'est bien acharné sur nous, cette connasse.
- Faut dire qu'on la beaucoup aidé aussi.
- C'est pas faux.
- C'est pas facile, hein ?
- C'est dur la vie.

____ Deux sourires s'esquissent sur nos lèvres. Ces deux dernières phrases qu'est-ce qu'on a pu les répéter. C'était notre hymne. Faut qu'on change de disque. Maintenant, on sait que l'on sait que ce n'est pas facile la vie, on peut essayer de la vivre correctement. Parce que même aujourd'hui on est pas totalement heureuses, et on le sait. Rien ne nous dit qu'ensemble on le sera. On lance un défi à la vie. Et surtout à nous-mêmes. Un cap ou pas cap d'arrêter de « jouer » ? Cap ou pas cap de s'aimer sans se faire souffrir ? Cap ou pas cap de grandir ?

# Posté le vendredi 28 août 2009 07:53

Modifié le samedi 03 octobre 2009 10:32

* « Tout vrai regard est un désir.» *

*                                         « Tout vrai regard est un désir.»                                   *
*
____ On aime toujours autant les défis, c'est une certitude. Mais lançons-nous des défis plus matures et plus réalistes. Che Guevara disait : soyez réalistes, demandez l'impossible. On a demandé l'impossible et on s'est bien rétamé. Aujourd'hui soyons réalistes, soyons un peu moins puérils. On a fait exactement pareil qu'Ernesto, on a « légèrement » mal tourné. On est en train de se reprendre en main.

- Mais en fait, comment t'es arrivé dans cette gare ?
- Pour la même raison que toi Yulia.
- Et c'était quoi ma raison à ton avis ?
- Moi.
- En parti.
- Quoi d'autre ?
- A ton avis ?
- Laisse-moi réfléchir.

____ Tu sais pertinemment la deuxième raison, parce que tu étais venue exactement pour la même: L'amour. Tu veux seulement que se soit encore moi qui te le dise. Mais là, c'est à toi de jouer, la balle est dans ton camp. Sauras-tu me faire flancher à nouveau ? Tu sais très bien que je t'aime toujours je te l'ai dit. Il n'y a pas d'amour. Il n'y a que des preuves d'amour. Et là, on s'en donnait.

____ Tu es bien trop silencieuse. Tu as trouvé la réponse. Tu es juste trop têtue pour me l'avouer. Tu cherches peut-être un moyen d'esquiver le sujet. Et de me décevoir à nouveau. Ou bien tu cherches les bons mots. Les bons mots qui vont faire pleurer ou qui vont faire sauter de joie ? Décides-toi. Je t'attends. Et tu sais très bien que la patience n'est pas mon fort. Pourtant cela fait des 5 années que je t'attends. L'amour me rend patiente. Trop patiente.

- Tu donnes ta langue au chat ?
- Je préférerai te la donner. (rires)
- (rires) Tu réponds pas à ma question. A moins que tu n'es pas la réponse ?
- Tu me prends pour qui ? Bien sur que je l'ai la réponse. C'est tellement évident.
- Vas-y balances.
- L'amour.
- Bien joué !
- Qu'est-ce que je gagne ?
- Le droit de rejouer.
- Tu crois pas qu'on a déjà assez joué Yulia ?
- Si, désolé. Alors t'as le droit de me supporter une soirée de plus. Enfin si tu peux bien sûr ?
- Bien sûr, à ton avis pourquoi j'suis venue ici ?
- Pour me retrouver ?
- Bien joué.

____ Tu me surprendra toujours. Tu es revenue pour moi ? Uniquement pour moi ? Tu savais, que je t'aimais toujours ; et toi aussi tu m'aimais toujours. On repart indéniablement sur de nouvelles bases. On continue notre route jusqu'à une fontaine. On peut dire notre fontaine, avec toutes les inscriptions débiles qu'on a pu y inscrire. Tu t'assois sur le rebord et plonges ta main dans l'eau. Tu me regardes me jette de l'eau à travers le visage. On peut « jouer » à ça. C'est sans risque. Mais tu n'es pas à l'abri d'un coup de froid. Rassures-toi je serai là pour te réchauffer.

____ Après cette petite intervalle, on repart chez moi. Sur le chemin, on se tient la main, naturellement. Sur le seuil de la porte, tu détaches ta main de la mienne et te retire juste derrière moi. J'insère la clé dans la serrure et ouvre la porte. Tes mains se posent sur mon ventre et descendent lentement vers mes hanches. Je ne veux pas te repousser, je ne peux pas, parce que j'en ai envie, autant que toi. Tes hanches se frottent subtilement aux miennes. Mon pouls s'accélère. Tu craques déjà ? J'ai envie de baisser ma garde. Mais je ne veux plus souffrir. Et même si j'en meurs d'envie, je préfère attendre encore un peu. Je veux des réponses. J'en ai déjà quelques unes, mais il m'en faut plus. Tu me bouscules autant bien physiquement que moralement. Tu refermes la porte du pied et me pousse contre le mur. Tu sens que je résiste, et ça t'excite encore plus. Tes lèvres se rapprochent dangereusement... Comme le contact se fait trop proche, je détourne la tête. Tes lèvres atteignent la commissure de mes lèvres. Tu poses ta main sur mon menton et le ramène vers ton visage.

- Tu veux pas ?
- Nan, je préfère pas.
- Pourquoi ? Pourtant je sais que je t'attire toujours.
- C'est pas le problème, Lena !
- C'est quoi le problème alors ?
- Je veux des réponses, et je pense que toi aussi, nan ?
- Ouais mais on peut faire ça et avoir des réponses, nan ?
- Nan, parce que je serai pas objective.
- L'amour, c'est pas objectif.
- Je sais. Et t'embrasser déviera mon jugement encore plus qu'il ne l'est déjà. Je serai encore moins objective.
- Je comprend. T'as pas tort. T'as changé, quand même. Avant c'était toi qui étais ou je suis en ce moment.
- Je sais. On change tous, toi aussi. Et si je m'écoutai j'le serai à ta place maintenant aussi. Mais j'ai pas envie d'me planter.
- Moi non plus j'ai envie d'me planter. Mais j'avais envie de voir si le goût de tes lèvres a changé.
- Tu le sera bien assez tôt. On a tout le temps. Tu repars quand ?
- Quand tu voudras plus de moi.

____ Tu me dis toutes ces choses en me regardant fixement dans les yeux. Je sais que tu es sincère et que tu es venue exclusivement pour moi. Tu te diriges vers le canapé, enlèves tes chaussures et pose ta tête lourdement sur le canapé en soupirant. Je t'ai repoussé et je sais que tu détestes ça. Mais je sais aussi que tu peux comprendre. Et tu sais que moi aussi j'en meurs d'envie... Je pars dans la chambre pour mettre quelque chose de plus confortable. Je reviens dans la salon vêtue d'un vieux short, d'un Marcel blanc et d'un petit gilet. Tu me regardes en coin. Je sais à quoi tu penses. Maintenant, que tu me l'as dit je sais que tu ne vas pas cesser d'y faire allusion. La tension va monter d'un cran et le désir d'un cran encore plus haut. Les choses vont se compliquées ...

- Sexy, Yulia. Toujours aussi aguicheuse.
- Et toi toujours aussi voyeuse.
- J'aime les belles choses. Et puis arrêtes de trainer comme ça devant mon nez !
- Genre. Je t'ai pas demandé de regarder.
- On m'a donné des yeux, c'est pas pour rien.

____ Là, c'est moi qui te provoque, j'en conçois. J'aurai pu, j'aurai du mettre autre chose après « l'incident » de toute à l'heure. C'est vrai que je suis toujours aussi aguicheuse. Mais je voulais voir ta réaction. Et c'est bien celle là que j'attendais. Tu me regardes toujours avec autant de désir. Je sais que j'ai un fort pouvoir de séduction sur toi. C'est plus fort que toi ; tu n'as jamais su me résister. Par contre, je le pouvais un peu plus que toi. Juste un peu...

- Vodka ?
- S'il t'en reste, c'est pas refus.

____ On reprend vite le rythme de la vodka. Ou bien l'inverse. En tout cas, on est dans un meilleur que hier soir. Beaucoup de blanc se crées entre nous. On préfère se regarder, se détailler que de rattraper le temps perdu en se racontant nos aventures de nos vies respectives. Peut-être qu'il n'y avait juste plus rien à dire. Que nos vies étaient un peu trop monotones pour se les raconter. Ils nous faut des aventures à partager ensemble. On s'ennuie l'une sans l'autre. Et puis tu commences ton manège. Tu viens d'enlever ton pull. Le relevant tout doucement, le laissant légèrement remonter et me laissant apercevoir ton ventre. Allumeuse. Le pire c'est que je marche, je cours même. Je me laisserai toujours berner par ton corps.

- On joue à notre jeu ?
- Lequel y en avait tellement ?
- Celui de la vérité.
- Okay.
- Je commence. Allumeuse.
- Joueuse.
- Menteuse.
- Joueuse.
- Tricheuse ! Déjà dit !
- En même temps on est aussi joueuse toutes les deux.
- C'est vrai. Et c'est qui nous fait défaut je crois.
- Ouais. Mais j'ai le sentiment qu'on s'est calmé.
- Un réponse à une question ?
- En quelque sorte. Et t'as vu j'ai même pas eu besoin de te la poser.
- Ouais fin j'suis quand même concernée. Joues pas toute seule. Et puis j'veux plus « jouer » pour souffrir. Et puis on est là pour répondre à nos questions.
- Encore un réponse, et une bonne.
- Bon à savoir.

____ Nos silences n'auraient pas su répondre à ça. Seule, toi pouvais trouver ces mots-là. Tu me fais vraiment flancher. Je commence à lâcher prise. Tes paroles me rassurent et m'incitent à baisser ma garde. Je laisse le désir monter, naturellement. Il se passera, ce qui se passera. Et on sait ce qui va se passer. Peut-être pas ce soir, mais très prochainement. Je ne peux détacher mes yeux de tes lèvres, et toi tu ne peux retirer ton regard de mes yeux. Puis mon regard glisse sur ta poitrine et la température augmente encore un peu. Tu poses tes jambes sur les miennes, l'air de rien. Inconsciemment je sais que tu vas te rapprocher, et que je vais faire pareil. Mais est-ce qu'on a eu assez de réponses en moins de deux jours ? Est-ce trop tôt ? Pourtant j'en crève d'envie...

# Posté le samedi 05 septembre 2009 06:36

Modifié le samedi 03 octobre 2009 10:32

* « Le sublime touche, le beau charme.» *

*                    « Le sublime touche, le beau charme.»                         *

____ On est dans le lit. Comme hier soir, on fixe le plafond. Un silence. Long, comme tous les autres. Tu bascules sur le ventre, poses ta tête sur ma poitrine, ta jambe entre les miennes et une de tes mains dans mes cheveux. Tu es plus légèrement vêtue qu'hier soir. Seulement un débardeur et un boxer. Je sens ton c½ur contre mon ventre. Il bat irrégulièrement. Hier, on réprimait notre désirs parce qu'on se posait encore trop de questions. Aujourd'hui, on se laisse aller dans nos sentiments et nos envies. On s'écoute plus, même si on devrait peut-être pas. Nos respirations sont parfaitement coordonnées. On est en osmose. En symbiose même.

- Arrêtes de me regarder !
- Pourquoi ?
- Parce que, j'ai plus l'habitude, et que ça me gêne.
- Menteuse, t'adores ça. En tout cas moi j'adore te regarder.

____ C'est vraiment ton truc le rentre dedans, en tout cas avec moi, ça l'est. Et ça marche. Peut-être même encore plus aujourd'hui. C'est dur de te résister, quand tu commences à faire des avances. En réalité, il n'y a peut-être pas tant de questions et réponses. Peut-être qu'il n'y a que des sentiments et des envies. Ça c'était avant. Je redeviens idéaliste. Je vais t'embellir et embellir la réalité avec. C'est faux. La réalité n'est pas toute rose. On a eu de sérieux problèmes dans le passé, je veux prendre mes précautions. Juste quelques unes. Assurer mes arrières et surtout mon c½ur.

____ Parce que l'on sait l'une comme l'autre, que l'on ne veut plus souffrir. On ne veut plus se détruire. En tout cas-tu sembles sincèrement de cet avis. Et cela me rassure. Le temps se rallonge soudainement. C'est souvent comme ça entre nous, quand le désir plane. Tu relèves ta tête et détail mon visage. Tes doigts passent lentement sur le contour de ma mâchoire. Ton souffle chaud s'abat brusquement contre ma peau froide. Choc. Tu souris. Tu sais. Tu lis en moi comme un livre ouvert. Même en ayant ton mode d'emploi, j'ai parfois du mal à te cerner. C'est ce qui fait ton charme. On est aussi imprévisible l'une que l'autre. On l'est juste différemment, ou pas au même moment. On a un sérieux problème de timing toi et moi.

____ C'est de plus en plus compliqué de t'écouter. Pourtant tu essaies désespérément de combler mes silences. Tu attends, comme je te l'ai demandé. Tu ne l'aurais pas fait avant. Tu t'écoutes moins, sans pour autant t'oublier. Mais tu peines à ne pas montrer ton désir. Et moi aussi. Je n'arrive plus a t'écouter, je préfère t'admirer. J'ai oublié ce que c'était vraiment vouloir quelqu'un. Je me réapprend. Je me suis perdue de vue quand tu es parti. Je me suis oublié, en voulant t'oublier. L'esprit en fait toujours trop ou pas assez...

____ Ces silences sont trop pesants. J'éteins la lumière, mes yeux restent pourtant bien ouverts. Je sens toujours ton regard posé sur moi, malgré le noir. Il y a des choses que l'on ne voit pas, des choses que l'on ne peut que ressentir. Mon amour pour toi m'a rendu totalement aveugle, mais c'est en ayant les yeux fermés et à tes côtes que j'ai ressenti le plus d'émotions. Tu me rend toujours aussi folle. On se glisse sous la couette. Tu te remets exactement dans la même position qu'auparavant.

____ Tes mains glissent sous mon T-shirt. Un frisson nous parcourt. Le malaise se creuse, encore un peu plus. Je cède un peu plus à la tentation. Passant délicatement ma main dans tes cheveux. Tu soupires. C'est vrai que je le faisais souvent par le passé. Il y a des habitudes qui ne sont pas bonnes à perdre. Surement pas celle-là.

- T'as toujours la peau douce.
- En même temps elle a pas pu s'abimer. Y a pas grand monde qui a eu l'honneur de pouvoir la toucher.
- Sérieusement, j'te l'ai dis, c'est pas moi la collectionneuse.
- Garce ! C'était toi.
- Garce toi-même. Mais c'est vrai que c'était moi.
- Toi quoi ? Dis le ?
- La collectionneuse.
- Une nouveauté chez toi : Tu avoues tes tords.
- Et attends, c'est qu'un avant gout ça.
- J'ai hâte de voir la suite alors.

____ J'ai réellement hâte. Mais ne précipitons pas les choses. Le désir vient à peine de faire son apparition, bien qu'il planait déjà depuis nos retrouvailles. Mais ne rajoutons pas la précipitation. Ça ferait désordre. Je sens tes mains qui se baladent vaillamment sur mon ventre, s'attardant souvent sur mon bas-ventre. Attention. Je pose ma main sur la tienne, pour la retenir. Ne craques pas. Ne craquons pas. Vraiment. Comment fais-tu pour me troubler à ce point-là ? Tu rapproches ton corps du mien. Tes bras m'encerclent fortement, tu me protèges.

- What goes around ... Comes around...
- La vodka te va vraiment plus. Tu chantes en anglais maintenant ?
- Quand je comprend ce que ça veut dire oui.
- On récolte toujours ce que l'on sème ?
- Ouais. T'as vu la merde qu'on a semé dans le passé. Et t'as vu ce qu'on à récolté ?
- J'ai plus envie de ça, Yulia
- Mais, moi aussi, Lena. Moi aussi.

____ Je me réveille en douceur. Je pensais que tu serai à mes côtés, ce matin encore. Je pose ma main sur le côté. La place est encore chaude, mais vide. Et j'entends des ronchonnements provenant de la cuisine. Je sors du lit, le sourire aux lèvres. C'est drôle de te voir te déhancher dans une cuisine juste pour un bol. Je reste silencieuse. C'est spectacle qui s'offre à moi. Plaisir des yeux. Moi aussi j'aime regarder les belles choses. Surtout toi. Tu es la première merveille du monde dans mon c½ur. L'amour me fait dire de ces conneries. Tu me rends conne, tu me rends folle. Tu es plutôt drôle à gesticuler dans tout les sens. Toujours aussi énergique. Tu te retournes tu me vois. Un sourire éclatant s'affiche sur ton visage.

____ On passe notre journée à lutter contre notre désir. Affalées sur ce foutu canapé. Toujours le même. Il y en a des souvenirs sur ce canapé. On arrive presque plus à combler nos blancs. Je me lève du canapé, tu tentes de me retenir, je te fais comprendre une envie pressante. Tu souris et me laisse partir. Quand je reviens, je te vois nulle part. Tu recommences ton petit manège. Ce jeu m'excite beaucoup et tu le sais. Je te cherche. Je sens tes mains dans mon dos, ton corps ce colle au mien. Comme hier soir. Les mêmes sensations. Tes mains s'égarent un temps sur ma poitrine, puis redescendent vers mon ventre. Je me retourne et te dévisage.

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 08:18

Modifié le samedi 03 octobre 2009 10:31

* « L'homme est tout ce qu'on voudra, mais non pas raisonnable. » *

 *                                      « L'homme est tout ce qu'on voudra, mais non pas raisonnable. »                                     *

*
- Tu veux me mettre à bout ?
- Nan, j'ai juste envie de toi.
- Arrête, s'il te plait.
- J'vais finir par croire que j'te plais plus.
- Nan, crois pas ça. j'te fais juste languir, comme je sais si bien le faire
- Encore plus qu'avant. Sale Garce.
- C'est pour ça que tu m'aimes. J'te rend folle. (rires)

____ Je sais que le fait que je te résiste te peinais. Tu me voulais toute entière. Tu m'auras, sois patiente. Ne dit-on pas que patience est mère de sûreté ? Ne penses pas que c'est si évidement de te résister. Mais c'est si bon d'attendre, en vrai. Je laisse mon esprit imaginer tous les scénarios possibles et inimaginables. Fantasmes .Il y avait bien longtemps que je ne n'en avais pas eu. Les autres n'étaient pas toi. C'était fade, sans saveur. Avec toi, c'était un cocktail explosif de sensations et surtout de sentiments. Tu me fais perdre totalement pied avec tes caresses. Je suis en phase de réadaptation. C'est si bon. Tous mes sens sont aux aguets. En quête de sensation. Je te désires toujours autant, si ce n'est plus encore.

____ On part en boîte. L'épreuve de tous les dangers, de mon point de vue. C'est dans ce genre d'endroits qu'on s'est faite le plus souffrir, le plus écouté nos fantasmes... Tu sembles tendue, toi aussi. As-tu peur que nos vieux démons resurgissent ? Tu as changé. J'ai changé. Reste à savoir si c'est suffisant pour affronter, une simple boite de nuit. On a l'air fine à se la jouer brave, mais on arrivera jamais à ce là jouer téméraire. Un nouveau club pour des nouvelles bases. On se dirige directement vers le bar : Double Vodka.

____ Après plusieurs décentes de double vodka, et après, s'être dévorées des yeux pendant une bonne quinzaines minutes, on se décide à aller enflammer la piste. Ton corps bouge comme une flamme. Tu bouge comme personne, puisque personne ne tu n'arrives à la cheville dans aucun domaines, tels qu'ils soient. Tu m'allumes, et après c'est moi qu'on traite d'allumeuse. On peut bien jouer à ça, on y joue depuis hier soir. Restons jeunes, jouons alors. Encore noter chanson. Pur hasard ? Simple coïncidence ? On a surement un meilleur karma qu'il y a quelques années, alors profitions-en.

____ A peine la chanson débute tu rapproches ostensiblement ton corps du mien. Le rythme commence à s'accélérer, nos corps se touchent de plus en plus en fortement. Un rentre dedans, plus subtile qu'a notre habitude. Je me remémore tous ces moments. Je te regarde droit dans les yeux. Tu te souviens, toi aussi. Tes mains cours, cours sur mon corps. Tu rentres dans une transe. Je ne vais pas t'arrêter. On ne va pas refréner nos envies pour l'éternité, on a juste la vie devant nous. C'est trop court. Je me laisse faire. Je n'ai conscience de rien. L'alcool n'en n'est pas la seule cause. L'envie en est une autre. En cherchant bien il y en a encore beaucoup d'autres... Mes mains cèdent à la tentation. Ma tête tente de tenir encore le coup. Rien n'est facile. Rien ne l'a jamais été entre nous. Il n'y avait que notre attirance qui était simple. Aujourd'hui aussi. Alors j'inverse. L'attirance devient compliquée et le reste devient simple. En théorie. J'espère. L'espoir fait vivre. L'amour aussi.

____ Le désir se rapproche de son apogée. Lentement mais surement, comme toujours. Les musiques défilent, se succèdent. Je perds toute notion du temps. Je ne pourrais dire, depuis combien de temps nous dansons. Tout ce que je peux dire, c'est que c'est bon. Divin même. Il y a bien longtemps que je n'avais ressenti ça. Pour preuve que je me souvienne; la dernière fois, que j'ai ressenti ça, c'était avec toi. Cette sensation me manquait. Je la cherchais désespérément auprès d'autres, mais rien. Il n'y a que toi qui puisse me faire planer, comme je le veux. Il n'y a que toi...

____ Sauf que je ne peux pas faire ma vie graviter uniquement autour de ta personne. Ce serait bien facile. Et dans la vie rien, enfin presque tout est compliqué. La vie a beaucoup de points communs avec l'amour. Au début ça parait simple, puis avec le temps, l'expérience ça se complique. On se cherche, on se perd, on se retrouve, pour se retrouver. Puis on sombre, on est heureux, ou on essaie de l'être. L'amour c'est la vie ?

____ Toilettes désertes. Je commence à me laver les mains, lève les yeux dans la glace et je t'aperçois dans l'encadrement de la porte. Je souris à ta vision. Ton regard en dit long sur tes intentions. Et cela ne me déplait pas du tout. Pourquoi résister à la tentation ? Ne dit on pas que le meilleur moyen d'y résister, c'est d'y céder ? Je ne te résisterai plus longtemps, et tu le vois dans mes yeux. On pourrait dire, que je suis à tes pieds autant que tu es aux miens. On sait que l'on va s'avoir. Pertinemment. On se cherche. On tente de de s'imposer des limites, des barrières invisibles. Que l'on va finir par détruire par un simple baiser. Nos questions font guise de barrière, mais pendant un temps. Il y a des choses que l'on ne peut pas repousser indéfiniment... Tu te rapproches dangereusement. Mes mains sont posées sur le rebord de l'évier. Je doute. J'évite ton regard, je suis dos à toi. Et si on faisait le pas de trop ? Arrête de douter. Tes mains se posent une fois de plus sur mes hanches. Me forçant à me retourner. Ton regard est déterminé. Un sourire est solidement attaché sur tes lèvres. Mon c½ur s'emballe progressivement. Il va exploser... Tes lèvres se rapprochent lentement des miennes. On recule, revient à l'attaque, pour mieux reculer. Quand nos lèvres s'effleurent la porte claque violemment, je te repousse. Puis reviens vers toi.

- Je crois que c'est pas le meilleur endroit. (rires)
- Ouais, j'crois. On rentre ?

____ Comme hier soir, tes mains se posent sur mes hanches remontent vers ma poitrine pour redescendre à nouveau. La porte s'ouvre tu me pousses à l'intérieur, claque la porte, et me bloques contre le mur. Mes mains sont planquées sur le mur, bloquées par tes mains. Ton souffle s'accélère, ralentit, il rentre dans un rythme infernal... Ton regard est maintenant conquérant. Nos souffles se mélangent pour ne faire qu'un. Je sens un chaleur, monter aux creux de mes reins, remontant jusqu'à ma gorge. Je manque de salive, tentant vainement de déglutir. Tu profites de ce moment. Moi aussi. Tes hanches entrent violemment en contact avec les miennes. Un soupir s'échappe de ma bouche. Sourire satisfait. Sourire Gourmand.

- Tu craques ?
- Je crois bien.

____ Et tes lèvres se sont scellées aux miennes. Enfin. Liberté. Le dénouement, d'un acharnement pour résister. Je pensais pouvoir te résister plus longtemps. Je me suis un peu surestimée, je l'avoue. Si intense. Toujours aussi intense. Je flanche littéralement. Je sens tes mains me retenir. Un sourire commun s'esquisse sur nos visages. Nos retrouvailles sont maintenant totalement accomplies. Enfin, pas tout à fait. Que nous réserve là suite ? Mon c½ur se liquéfie de bonheur. Il manque un battement sur trois. Mais il ne bat que pour toi. Tu es ma piqure de bonheur à moi. Ma « petite » dépendance secrète. Je m'étais pourtant promise de ne plus être dépendante à quelqu'un. Mais tu n'es pas quelqu'un, tu es la seule. La seule qui peut me faire douter, et changer une décision. Changer ma vie.

____ Regarder la vérité en face. Il n'y a que tes mains qui peuvent me faire frissonner. Que tes baisers pour me faire trembler. Que tes yeux pour me faire chavirer. Que ton corps pour me faire rougir. Que ton regard et tes paroles pour me rassurer. Que ta douceur pour faire plonger. Que ton c½ur pour m'aimer. Tu me faisais tout ça, à toi, toute seule. En je ne cite pas tout. Je n'ai jamais aimé faire des listes. Pour/Contre. Ça embrouille, alors je ne fais que les Pour. Je pense que tu n'as même pas idée de toutes ces sensations et sentiments que tu peux me faire avoir. Je ne dois plus placer la barre trop haute. Je ne dois plus placer tout mes espoirs dans cet amour. L'avenir nous dira ce qu'il adviendra.

____ Pour l'instant, ta langue glissait habillement dans mon cou. Tu n'as pas perdu la main. Au fur et à mesure, tu me pousses vers la chambre. Toujours aussi entreprenante, décidément. Tes mains ont mis le temps, mais se sont enfin frayées un chemin sous mon pull. Contact pudique. Tu te ré-appropries mon corps petit à petit. C'est touchant. Tu le redécouvres avec une jolie curiosité. Je te pousse sur la porte de la chambre. Prise d'assurance. A mon tour, j'explore ton cou, tu laisses un soupir s'échapper. Encouragements ? Je continue mon exploration. Ton parfum m'enivre avidement. Je perd pied, peu à peu. Mes mains sont fixées sur tes hanches. Je ne répond plus de rien. Je me laisse guider par mes envies, mon corps n'est qu'un jouet, maitre de mes fantasmes, ils leur obéit. Nos corps se sont retrouvés sur le lit, pour des retrouvailles corporelles riches en émotions. Nos corps, nos c½urs, et nos âmes se sont enfin retrouvées.

____ Le soleil montre ses timides premiers rayons. Je sens ton corps contre le mien. Je ne ressens cela qu'avec toi. Tu me fais me sentir moi. Tu me fais être moi. Tu donnes un sens à ma vie. Tu es la seule qui peut remettre mon regard dans la bonne direction, ou dans la mauvaise. Tu pouvais et tu peux toujours me manipuler par tes regards, tes gestes, tes attentions, toi. Mais je vois bien que tu n'en ressens plus le besoin. Et c'est tant mieux. Qui pensait qu'après nous avoir séparé, on se retrouverait ? Personne. Personne ne donnait cher de notre amour. Ils ont été encore plus égoïstes que nous. On prend une belle revanche, sur une bonne partie de notre vie. Battantes. C'est un mot qui nous définit parfaitement. Comment on s'est battues. Et je crois qu'on a pas fini de se battre. Je sens encore ton souffle et tes mains sur ma peau. Traces de folies nocturnes. Tu dors profondément. Ma main glisse lentement sur ta peau, elle est toujours aussi douce, je m'en étonne encore plus qu'auparavant. Je voudrais bien arrêter le temps, encore une fois.

____ Tu ouvres progressivement ses yeux. Mes lèvres se posent sur ta joue. Un petit sourire se dessine sur tes lèvres. Tu te relèves et passe rapidement tes jambes autour de mes hanches. Sourire malicieux. Tes mais glissent doucement du haut de mes épaules à mes mains. Je frissonne. On ne perd pas certaines habitudes. C'est mieux. On semble moins perdues. Tes yeux m'envoutent dès le matin, tu n'es pas juste. Après, je suis ailleurs toute la journée. Si je te le dis tu vas te foutre de moi. Alors je m'abstiens. Tu continues gentiment tes caresses matinales.

- Bien dormi ?
- Pire que bien. (rires)
- J'dois le prendre comment là ?
- Le prend pas et embrasses-moi.

# Posté le samedi 03 octobre 2009 04:28

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 16:32

* "- C'est le vent qui nous parle. - Et... Il dit quoi ? - Je n'sais pas. Je n'parle pas le vent." *

 *    "- C’est le vent qui nous parle. - Et... Il dit quoi ? - Je n’sais pas. Je n’parle pas le vent."  *
*
____ Tes lèvres atteignent rapidement les miennes. Ça me manquait des réveils à tes côtés. Tu me redonnes le sourire et l'envie de me lever le matin. Deux points pour toi. On se lève, tu te diriges vers le canapé, saisit la télécommande, chaine musicale. Tu te déambules encore une fois devant moi, pour mon simple plaisir. On déjeune en silence, bercées par la mélodie provenant du salon. On se lance des petits regards intimidés. On en parle ou pas ? Je vais encore devoir faire le premier pas ?

- Alors, j'ai amélioré mon niveau, Yulia ?
- Parles pas comme ça, Lena. Venant de toi, ça fait vulgaire. Mais pour te répondre j'te dirai que personne ne t'arrivera jamais à la cheville.
- Fais gaffe, avec ça, elles vont gonfler (rires)
- (rires), j'avais oublié.

____ Tu as ta fierté et surtout ta réputation à défendre. Mais n'oublies pas que moi aussi j'ai bonne, voire très bonne réputation. C'est vrai que se serait tentant de retomber dans ce jeu-là. Il était simple et compliqué à la fois. Léger ou lourd à porter. Tes yeux sont d'une couleur éclatante aujourd'hui. Sérénité retrouvée ? Notre osmose est toujours là, espérons qu'elle dure. Espérer : notre relation se résume en parti à ça. L'espoir fait vivre à ce qui parait. Espérer que tu m'aimes, espérer que tu m'embrasses, espérer que tu fasses rire, espérer que tu m'envoies la tête dans les étoiles et le c½ur dans les montagnes russes. Tout se réalise à nouveau. Ne pas douter, ne plus douter. La façon dont tu me regardes est plus douce et apaisée qu'auparavant. Auparavant je n'avais pas espérer que tu me fasses délibérément souffrir, que tu me m'aimes en me haïssant, que tu me mentes et que tu me trompes. Tu n'espérais pas cela non plus de moi, et pourtant... On était pas fair-play.

- Maintenant que tu m'as eu, tu n'as pas l'intention d'aller voir ailleurs ?
- J'ai eu assez de comparaison, tu restes la meilleure pour moi. Non je n'irai pas voir ailleurs, j'ai changé, tu l'as bien vu. J'aime pas quand t'es présomptueuse. Arrêtes de stresser.
- En matière de sexe ? Désolé, j'vais essayer de changer la dessus.
- Pas que. Essaies toujours, ça va être dur.
- En quoi alors ?
- En tout.

____ Tu me scotches littéralement. Comme toujours. Mais encore plus là. L'assurance et la sincérité avec laquelle tu dis ces mots me font vraiment voir que tu as changé. Plus si immature. Une preuve de plus. Mes idées s'éclaircissent de jour en jour. Je baisse ma garde, peu à peu. Tu dois m'apprivoiser. On doit trouver ses réponses ensemble. Même si pour toi cela semble plus clair, il reste toujours des zones d'ombres. Tu le sais aussi bien que moi. J'étais comme toi avant, j'écoutais mon instinct et mon c½ur. Maintenant j'essaie d'écouter mon c½ur, ses besoins ses failles, et puis mon cerveau met son nez dedans et là c'est le bordel. Mais pas un mauvais bordel. Je me dois d'être moins impulsive.

- J'ai plus envie de penser pour deux Lena.
- Je sais, je travaille là-dessus aussi.
- Beaucoup de travail en perspective.
- Oh oui !

____ Tu penses que je me torture trop l'esprit. C'est vrai. Mais tu connais l'histoire, le pourquoi du comment. Tu connais donc les motivations qui me poussent à agir de cette façon. Légère réticence. Tu sais que j'ai n'ai pas froid aux yeux. Mais tu sais aussi que désormais, j'ai besoin de preuves pour pouvoir avancer. Tes yeux semblent vouloir me dire quelque chose. Je reste perplexe. Caches-tu encore un secret ?

____ On se retrouve dans une chaine de fast-food mondialement connue. Souvenirs. Nostalgie ? On se regarde dans le blanc des yeux encore une fois. Et le monde s'arrête de tourner à nouveau. Des minutes peut-être des heures passées à se regarder de cette façon. Jamais personne ne m'a regardé comme ça, et je m'en étonne toujours. Une fille passe à côté de nous, en te reluquant et me dévisageant avec un regard haineux. Tu n'y prêtes même pas attention, ce qu'avant tu aurais fait. On se retrouve à nouveau dans ce parc qui a bercé nos premières conneries. On s'installe sous un arbre. Je pose ma tête sur tes jambes, ferme les yeux et me laissent bercer par les yeux environnants. Tes mains jouent avec mes cheveux. Mon c½ur cardiaque ne cesse d'accélérer. C'est fou, l'effet que tu me fais. J'ouvre les yeux, et te regarde. Tes yeux sont fermés, tu sembles en pleine réflexion. Une dure réflexion, vu les traits de ton visage. Je referme les yeux. De nouvelles questions font-elles surface ?

____ J'ai pris mon appareil photo avec moi. Pour marquer le coup. Tu sembles dormir alors j'en profite pour prendre quelques clichés de toi. La lumière est parfaite, mais peut-être pas autant que toi. Après plusieurs clichés, ton visage s'agite, tu te réveilles. J'accueille ton réveil par un baiser. Un sourire s'esquisse sur tes lèvres. Tu me prends dans tes bras. On se regarde, puis on détourne le regard vers les enfants qui s'agitaient sur l'air de jeu.

- Lena, t'es tombé amoureuse, pendant ces 5 années ?
- J'ai cru, mais comparé à toi c'était rien.
- Combien ?
- Deux fois. Et toi ?
- Zéro, niet, nada, nothing, rien.
- Du tout ?
- Nan. Tu veux que j'le jure ?

____ Ma réponse te fait peur. L'amour nous a toujours effrayé. Juste parce qu'il nous ai tombé comme ça, au moment où l'on s'y attendait le moins. L'imprévu effraie, intrigue. La peur nous a peut-être motivé à tout détruire. J'aimerai ne pas avoir cette peur. Peur que tu repartes, peur que me fasse souffrir à nouveau, peur que je foire à nouveau... Peur, quand tu nous tiens. Le palier. Je sens à nouveau tes mains sur mes hanches, et ta bouche se coller à mon cou. Ton souffle s'accélère. Et le même nouveau rituel. Tu me pousses contre le mur, et tu m'embrasse. C'est une nouvelle habitude que j'apprécie énormément, je dois l'avouer. Mais tu te retires soudainement. Ton regard s'assombrit.

- Un secret à révéler ?
- Comment tu le sais?
- J'te connais pas c½ur Lena.

____ Un sourire gêné. Tu reprends tes esprits et tentes de commencer ton discours. Mon regard se fait insistant, les mots ne te venant pas. Tu n'oses pas. Pourtant on est plus à un secret près...

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 14:37

Modifié le samedi 31 octobre 2009 11:09